La fille de papier – Guillaume Musso




  • Titre : La fille de papier
  • Auteur : Guillaume Musso
  • Genre : Romance, suspense, fantastique, road trip, roman
  • Édition : XO éditions, avril 2010
  • Format : Broché, grand format, 376 pages

Présentation de l\’éditeur :
Quand la vie ne tient plus qu\’à un livre !

\ » Trempée jusqu\’aux os et totalement nue, elle est apparue sur ma terrasse au beau milieu d\’une nuit d\’orage.
– D\’où sortez-vous ?
– Je suis tombée.
– Tombée d\’où ?

– Tombée de votre livre. Tombée de votre histoire, quoi ! \ »

Tom Boyd, un écrivain célèbre en panne d\’inspiration, voit surgir dans sa vie l\’héroïne de ses romans. Elle est jolie, elle est désespérée, elle va mourir s\’il s\’arrête d\’écrire.
Impossible ? Et pourtant !
Ensemble, Tom et Billie vont vivre une aventure extraordinaire où la réalité et la fiction s\’entremêlent et se bousculent dans un jeu séduisant et mortel…

Extrait 1 :
À force de m\’abrutir de médicaments, tout était devenu flou. Je m\’étais laissé dériver, passant mes journées allongé sur mon canapé, enfermé dans le noir, emmuré dans une cuirasse chimique, assommé d\’un « xanaxommeil » lourd qui se terminait dans les mauvais jours en cauchemars peuplés de rongeurs à museau pointu et à queue râpeuse d\’où j\’émergeais en nage, raide et grelottant, saisi d\’une seule envie, celle de fuir de nouveau la réalité par une nouvelle prise d\’antidépresseurs, encore plus abrutissante que la précédente.
Dans cette brume comateuse, les jours et les mois avaient filé sans que je m\’en rende compte, vides de sens et de substance.

Extrait 2 : 
C\’était le genre « cow-boy » : le gars viril à la Jeff Bridges, visage hâlé, lunettes Aviator, torse à bouclettes où se perdait une lourde chaîne dorée.
Ravi d\’avoir attrapé une jeune et jolie femme dans ses filets, il m\’ignora superbement :
— Mam\’zelle.
— M\’sieur l\’officier.
— Savez à combien vous rouliez ?
— J\’en ai une petite idée : un bon 170, n\’est-ce pas ?
— Z\’aviez-vous une raison particulière pour rouler à cette vitesse ?
— J\’étais très pressée.
— Belle bête que vous avez là.
— Oui, pas comme votre tas de merde, dit-elle en désignant le véhicule de police. Il ne doit pas monter à plus de 120 ou 130.
Le visage du flic se crispa et il comprit qu\’il avait tout intérêt à suivre la procédure à la lettre.
— Permis de conduire et papiers du véhicule.
— Je te souhaite bien du plaisir… commença-t-elle tranquillement en rallumant son moteur.
Il porta la main à sa ceinture :
— Veuillez éteindre immédiatement ce…
— … parce que avec ta caisse pourrie, tu n\’es pas près de nous rattraper.

Extrait 3  :
Il était en caleçon et portait un vieux tee-shirt Space Invaders. Il avait le teint blême, les yeux cernés et s\’était coiffé avec un bâton de dynamite. Tatoués sur chacun de ses bras, les signes cabalistiques de la Mara Salvatrucha brillaient d\’une flamme malsaine.

Extrait 4 :
Après l\’avoir montée dans sa chambre, je redescendais au salon pour m\’asseoir devant mon écran. Commençait alors pour moi une nuit de travail solitaire, parfois exaltante mais souvent douloureuse, car, les années de bonheur que j\’envisageais pour Billie, je savais qu\’elle les passerait loin de moi, dans un monde dont j\’étais le créateur mais dans lequel je n\’existais même pas.

Verdict :
Au sortir de cette lecture mes impressions sont assez mitigées.
J’ai bien aimé le côté road-trip, la mauvaise foi du personnage principal, le personnage de l’amie flic.

J’ai eu beaucoup de mal avec l\’écriture assez plate, ou non plutôt presque scolaire, avec des effets faciles de transitions ou encore beaucoup d’expressions bourgeoiso-coincé, oui oui c\’est un nouveau mot pour parler des expressions un peu has-been dans le roman.
C’est un roman un peu trop politiquement correct à mon goût, on sent que l\’auteur a essayé avec quelques histoire de médicaments et de gros mots parfois mais que cela n’ira pas plus loin. Vous en trouverez un bon exemple dans les extraits que j\’ai sélectionné ci-dessus. Mais le livre en est rempli.

La fille de papier elle même est assez agaçante au début mais cela s’arrange après (en même temps elle dit moins de chose au bout d’un moment, normal, ceux qui l’ont lu comprendront pourquoi mais je n’en dit pas plus pour ne pas risquer de vous gâcher des moments clés).

Un peu trop de romance également, c’est l’un des genres que je lis le moins, ce Musso je l’ai lu pour faire plaisir à une amie en lecture commune.
Sinon, j’ai beaucoup aimé la fin (j’aime celle aussi de Central Park et je déteste celle de L’instant présent, je n’ai lu que trois Musso en comptant celui ci.)

Pour conclure, on est à mon avis bien en dessous de Central Park, qui reste mon préféré pour le moment, c’est pas mauvais mais pas non plus transcendant.
Disons que c’est une lecture facile et détente.

 Ma note 5,5/10

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