Anna – Niccolò Ammaniti



  • Titre : Anna
  • Auteur : Niccolò Ammaniti
  • Genre : Anticipation, post-apocalyptique, survie, épidémie, adolescence
  • Édition : Grasset, septembre 2016
  • Format : Ebook, existe en version papier, broché, grand format 320 pages

Présentation de l\’éditeur :
Sicile, 2020. Un virus mortel, « la Rouge », a déferlé sur l’Europe quatre ans auparavant et décimé la population adulte ; les jeunes, eux, sont protégés jusqu\’à l\’âge de la puberté. Anna se retrouve seule avec Astor, son petit frère de quatre ans.
Elle doit affronter le monde extérieur avec ses cadavres, ses charognards, ses chiens errants et affamés, l’odeur pestilentielle, pour trouver, quand il en reste, des médicaments, des
bougies, des piles, des boîtes de conserve, avec comme unique guide dans cette lutte pour la survie, le cahier d’instructions que lui a légué leur mère avant d’être emportée par la maladie.
Lorsqu’Astor disparaît, Anna part à sa recherche, prête à défier les bandes d’enfants sauvages qui errent à travers les rues désertes, les centres commerciaux et les bois. Mais l\’ordre appartient au passé et les règles d\’autrefois ont été oubliées. Pour réussir à sauver Astor, Anna va devoir en inventer de nouvelles, parcourant ce monde à l\’abandon où la nature a repris ses droits, ne laissant que les vestiges d\’une civilisation qui a couru à sa propre perte.
Une véritable odyssée des temps modernes où s\’entremêlent lumière et ténèbres, un duel permanent entre la vie et la mort.

À propos de l\’auteur :
Né à Rome en 1966, Niccolò Ammaniti choisit d’abandonner ses études de biologie pour se tourner vers l’écriture. Après Branchies (1994) et Et je t’emmène (1999), il obtient une reconnaissance internationale avec le best-seller Je n’ai pas peur (Grasset, 2001), vainqueur du prix Viareggio. Suivront Comme Dieu le veut (Grasset, 2008), qui a reçu le prestigieux prix Strega 2007, puis La fête du siècle (Robert Laffont, 2011) et Moi et toi (Robert Laffont, 2012). Ses romans sont traduits dans plus d’une quarantaine de langues.

Extrait 1 :
Au bout d’une centaine de mètres, la fillette s’immergea dans l’ombre fraîche d’un bois de chênes. D’après Anna, ce bois était magique, l’incendie n’avait pas réussi à le brûler, il avait atteint l’orée, l’avait assailli et avait renoncé. Entre les troncs rapprochés, le soleil éclaboussait de taches dorées le manteau de lierre et les églantiers qui enveloppaient une clôture délabrée. Derrière un portail, le sentier plongeait dans les bosquets de buis que personne n’avait plus taillés.

Extrait 2 :
Il y avait mille légendes absurdes sur la façon de guérir de la Rouge. Ils étaient nombreux à penser que des Grands avaient survécu à l’épidémie, que, de l’autre côté de la mer, en Calabre, il y en avait encore. Ils se cachaient dans des refuges souterrains et il suffisait de les trouver pour être soignés. D’autres étaient convaincus qu’il fallait aller sous l’eau avec une poule et y rester jusqu’à ce qu’elle meure : on guérissait parce qu’on lui transmettait le virus. Et il y avait ceux qui croyaient qu’il fallait mélanger la nourriture à du sable, ou escalader une montagne près de Catane d’où naissaient les nuages. En somme, on disait des tas de choses. Anna savait juste qu’elle avait vu des milliers de Grands réduits à des tas d’os et n’avait jamais rencontré personne qui ait dépassé les quatorze ans.

Extrait 3 :
Anna se releva d’un bond, se frotta les bras pour chasser, comme un essaim de mouches, la morte qui  lui collait à la peau et elle trébucha sur la cheville d’un gamin. Une odeur âcre d’urine lui emplit les narines. Le pauvret tremblait, secoué de frissons. Il avait le visage, le cou et la poitrine recouverts de plaies, les bras rigides et les poings serrés comme s’il était en train de se battre.
C’est une salle d’attente.
C’était ainsi qu’on les appelait. On disait qu’à Palerme il y en avait une au stade et une autre à Mondello. Ceux qui étaient finis, moribonds, s’y traînaient pour crever ensemble.

Verdict :
Anna c’est une histoire qui débute en 2020, l’histoire d’une pré adolescente et de son petit frère qui doivent survivre en Sicile après une épidémie mondiale (La rouge) rayant les adultes de la surface de la Terre (toute personne ayant dépassé la puberté plus exactement).

C’est aussi et surtout un récit sur les responsabilités, la façon de penser et de réagir aux événements du point de vue d’une enfant plus tout à fait gamine et pas encore tout à fait jeune femme.

Nous y trouverons peu d’action, la n’etant pas le but du roman, même si par moments il lui faut bien montrer qu’elle a de la ressource la petite Anna si elle veut protéger son petit frère hyperactif (un bambin qui même en temps normal doit être difficile à gérer). Elle découvrira les malheur que le mensonge peut entraîner même si il est dit dans une intention charitable, elle y découvrira aussi l\’amitié et ses premiers émois sentimentaux, la drogue, la trahison, la culpabilité, la peur, la joie, l’espoir et plein d’autres sentiments, un point fort du roman.

C’est une histoire intéressante écrite par l’auteur du très bon “Moi et toi” mais qui tombe à une période où le post-apocalyptique foisonne et où il faut donc se démarquer si l\’on choisi d\’écrire sur ce thème, malheureusement ici ce n’est pas très original, j’avais l’impression en lisant que c\’était un peu du déjà vu.
C’est tout de même une histoire qui peut plaire, notamment aux plus jeunes car même avec le contexte nous ne sommes pas dans quelque chose d’hyper violent et les quelques scènes dure sont écrites avec tact.
L’auteur laisse une fin ouverte pour que le lecteur se fasse sa propre opinion sur le destin d’Anna mais qui permet aussi une suite, personnellement je ne crois pas trop à cette deuxième option.

 Ma note 7/10
⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️◽️◽️◽️

2 commentaires sur “Anna – Niccolò Ammaniti

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  1. C'est marrant je n'avais pas lu ta chronique avant d'écrire la mienne (pour ne pas être influencée) et ça m'a fait sourire de voir deux points que tu as aussi relevés: le manque d'originalité dans cette vague de mode SF, anticipation; et que tu parles d'une suite (même si tu n'y crois pas).J'aime bien ta critique en tout cas, je retrouve assez bien ce que j'ai moi-même ressenti 🙂

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