L\’humanité disparaîtra, bon débarras ! – Yves Paccalet



Titre : L\’humanité disparaîtra, bon débarras !
Auteur : Yves Paccalet
Genre : Essai, écologie, avenir de l\’humanité
Édition : J\’ai Lu, collection J\’ai Lu essais, septembre 2007
Format : Poche, 190 pages

Présentation de l\’éditeur :
L\’espèce humaine provoque des bouleversements irréversibles de son environnement. Notre avenir est aussi bouché que celui des dinosaures! Peut-on encore espérer que l\’Homo sapiens acquière enfin la sagesse dont il se rengorge, alors que toutes les grandes questions (pollutions, saccages des terres et des mers, climats, nouveaux virus…) sont négligées ou méprisées? D\’où vient cette folie suicidaire? De ce que l\’homme est un grand singe égoïste. Il obéit à trois pulsions : sexuelle, territoriale et hiérarchique. Sa soif de domination le pousse à tous les crimes, y compris contre lui-même… Guerre nucléaire, climats en folie, empoisonnement de l\’air et de
l\’eau, nouvelles maladies… Tout cela sera très drôle. Et après? Rien… La vie créera de nouvelles espèces jusqu\’à ce que le Soleil brûle définitivement la planète, dans environ un milliard d\’années.

À propos de l\’auteur
Yves Paccalet. Philosophe, écrivain, journaliste, naturaliste, scénariste, il a participé dès 1972 à l\’odyssée sous-marine de Cousteau. Auteur de nombreux articles et ouvrages, il réalise également des émissions de radio et des séries documentaires pour la télévision. L\’humanité disparaîtra, bon débarras ! a obtenu le prix du Pamphlet 2006.

Extraits :

🔹Je suis épuisé de me mentir à moi-même et de mentir aux autres – y compris à mes proches. Il est temps que je couche, noir sur blanc, ma véritable opinion sur mon espèce, et mon pronostic sur son futur. Je ne suis pas certain de prendre plaisir à le faire, mais je suis convaincu qu’il s’agit d’un devoir.

🔹Quand les manieurs de tronçonneuse posent le pied sous les tropiques, le malheur des arbres est écrit. Mektoub… Les employés des compagnies ouvrent des pistes au bulldozer. Ils choisissent les bois les plus précieux, ceux qui plaisent aux nantis et que j’ai retrouvés, sous forme de lambris, jusque dans des salles de réunions où des écologistes de pays riches déploraient la déforestation des pays pauvres…

🔹La dérisoire et vaniteuse humanité ferait bien de méditer ce vers d’Anna de Noailles :
« Je suis morte déjà, puisque je dois mourir. »

🔹Je savais que, si je mettais une famille en route, ce serait pour l’abandonner tôt ou tard sur un terrain encombré de milliards d’autres pingouins à poils rares ; sur des chemins jonchés de pièges et de mines antipersonnel ; avec des marées noires et des déchets radioactifs, des métaux lourds et des pesticides, un air pollué, une eau salie, une terre souillée, des forêts rasées, des océans pillés, des climats bouleversés, des famines et des épidémies ; sans oublier les cyclones, les volcans, les séismes et les tsunamis ; le chômage de chaque jour ; l’insécurité de chaque nuit ; les épurations ethniques ; les camps de concentration et les guerres – civiles, conventionnelles, chimiques, biologiques ou nucléaire. « Nucléaire » au singulier, monsieur le correcteur : il n’y en aura qu’une.

🔹Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le moustique nous suce le sang : nous l’écrabouillons d’une gifle. Nous aspirons le sang de la Terre : elle nous assénera une grande claque.

🔹Nous ne sommes ni le fleuron, ni l’orgueil, ni l’âme pensante de la planète : nous en incarnons la tumeur maligne.
L’homme est le cancer de la Terre.

🔹Je ne crois pas que nous puissions nous désintoxiquer de l’utopie de la croissance… Elle nous est aujourd’hui resservie sous une forme gentiment pernicieuse : le « développement durable »

Verdict :
Cet essai sur l\’avenir de l\’homme ou Homo Sapiens et l\’avenir de notre chère planète Terre est sans conteste pessimiste, alarmiste mais pas moins juste et les problèmes abordés, ou plutôt dépeints donnent à réfléchir, à se dire que l\’on DOIT se prendre en main tout de suite pour faire une grande marche arrière face à l\’attitude de consommation matérialiste propre à l\’homme qui pour cela pompe la planète jusqu\’à la moelle.

Le problème c\’est que l\’homme n\’est pas enclin à faire cet effort, que ce soit les simple gens ou les dirigeants, les riches ou les pauvres, les pays développés ou ceux proches du gouffre (famine, surpopulation croissante qui devrait doubler d\’ici quelques années etc), tous autant que nous sommes, ont ne fait et ne fera rien. Trop égoïstes, trop attentistes, on parle de grenelle de l\’environnement ou de pacte de responsabilité écologique, des accords de Kyoto, mais c\’est du vent, il est déjà trop tard, si ce n\’est pour nous, ce sera pour nos enfants, car d\’après l\’auteur on peut très bien voir la fin de l\’espèce dans moins d\’un siècle, avant la fin de ce 21 ème siècle, et plus d\’une menace nous pend au nez sans possibilité de retour en arrière : pollution, défiguration de l\’aspect physique de la planète (mines en tout genre, forages pour l\’énergie fossile, bétonnage de plus en plus envahissant et on peut continuer à énumérer les problèmes à l\’infini.

Une autre grosse partie du problème est justement et simplement la guerre, mais pas les guerres classiques non, celle qui (je reprend les mots de l\’auteur) nous pend au nez, la dernière, la nucléaire, l\’atomique, celle qui éliminera quasi toute la population et les êtres vivants autant les animaux que les végétaux. Cette guerre là est inévitable et proche, l\’auteur se demande comment se n\’est pas encore arrivé.

Tout cela est sans compter les diverses méga catastrophes qui pourraient surgir a n\’importe quel moment, météorites géantes, volcans et tsunamis dévastateurs, et dans quelques millions d\’années le soleil qui nous jouera des tours inévitables.

La ou je n\’ai pas aimé cet essai et où je ne suis pas d\’accord avec l\’auteur c\’est quand il traite du sujet du nazisme, pour lui nous somme tous un peu nazis, je suis désolé mais non, il y a encore des gens gentil et qui ne veulent pas dominer les autres. Abusé cette partie du livre.

Et puis les répétitions à foison, le livre aurait facilement pu faire 100 pages seulement si l\’on avait ôté toutes les parties répétées.
Le pessimisme également m\’as fait rager, pas une seule fois l\’auteur ne tente de trouver des solutions si insignifiantes soit-elles, et il se délecte de ce cynisme, ce qui est tout de même bien triste, déjà que la dure réalité des sujets abordés dans l\’essai sape le moral en profondeur, enfin bref.

Pour conclure je dirais que c\’est un bon essai (mais pas plaisant) qui nous apprend plein de choses, que malheureusement on ne sait pas que faire à nôtre échelle car de toute façon cela ne sert à rien, et du coup que je me suis tapé une tablette de chocolat aux noisette pour me consoler de broyer du noir à la sortie de lecture, que j\’en veut à l\’auteur de tout voir en mal mais avec le sourire et que je ne comprend pas que l\’ont regrette d\’avoir fait des enfants alors qu\’on les aimes.
Dépressifs et âmes sensibles s\’abstenir !

 Ma note 6/10
⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️◽️◽️◽️◽️

Lu dans le cadre de la Lecture commune de septembre 2016 sur BookNode

2 commentaires sur “L\’humanité disparaîtra, bon débarras ! – Yves Paccalet

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  1. […] car de toute façon cela ne sert à rien, et du coup que je me suis tapé une tablette de chocolat aux noisette pour me consoler de broyer du noir à la sortie de lecture […]. J'y ai pensé aussi ! mais j'ai résisté :D. Je suis assez d'accord avec les défauts que tu reproche au livre. Mon avis suivra bientôt ^^

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