Oniria – Patrick Senécal




Titre : Oniria
Auteur : Patrick Senécal
Genre : Fantastique, horreur
Édition : Alire, septembre 2005
Format : Poche, 300 pages
Divers : Illustration de couverture de Jacques Lamontagne

Description de l\’éditeur :
Silence, à l\’exception du moteur du camion qui roule depuis maintenant une quinzaine de minutes. Dave n\’est vraiment pas rassuré. Une évasion tout seul, c\’est déjà risqué, mais à quatre, ça confine au suicide, surtout avec un imbécile comme Jef… Heureusement, Éric écoute les consignes à la lettre. Et Loner est parfait : aucune hésitation, aucun doute, aucun faux mouvement. Normal, puisqu\’il est l\’architecte de cette évasion. Il n\’a pas proféré trois mots depuis le début de l\’opération il y a maintenant plus d\’une heure… Dave tente de contrôler son angoisse. Allons, maintenant qu\’ils se trouvent tous dans le conteneur, on peut dire qu\’ils ont réussi, non ?…
Ils sont quatre : David, Jef, Éric et Loner. Quatre criminels qui, habilement, se sont échappés de prison. Mais la police les a pris en chasse et les cerne de près. Alors ils décident de se cacher pour la nuit dans une villa isolée au nom étrange, Oniria… Et c\’est
sans aucun doute la pire décision de leur existence!

À propos de l\’auteur :
Patrick Sénécal est né à Drummondville en 1967. Bachelier en études françaises de l\’Université de Montréal, il enseigne depuis quelques années la littérature, le cinéma et le théâtre au cégep de Drummondville. Passionné par toutes les formes artistiques mettant en œuvre le suspense, le fantastique et la terreur, il publie en 1994 un premier roman d\’horreur, 5150, rue des Ormes, où tension et émotions fortes sont à l\’honneur. Son troisième roman, Sur le seuil, un suspense fantastique publié en 1998, a été acclamé de façon unanime par la critique. Après Aliss (2000), une relecture extrêmement originale et grinçante du chef-d\’œuvre de Lewis Carroll, Les Sept Jours du talion (2002) a conquis le grand public dès sa sortie des presses.

Extrait :
La poignée tourne. La porte s’entrouvre et Dave serre les lèvres avec tant de force qu’elles en deviennent blanches.
Un enfant de sept ou huit ans apparaît.
Le visage d’Éric s’allonge de deux pieds. Le gamin a des cheveux noirs plats, porte des vêtements d’été et dévisage les trois hommes avec un large sourire, comme ravi de les trouver là. Dave baisse son arme en soupirant. Enfin, un rêve normal ! Il s’approche de l’enfant en souriant vaguement :
— Peux-tu parler ?
Le garçonnet le regarde d’un air interrogateur. Éric ose un petit ricanement, mais Loner conserve un visage grave. Dave se penche pour être à la hauteur de l’enfant. Ce dernier incline la tête sur le côté, en jouant avec l’un des boutons de sa chemise.
— Aie pas peur… Je veux juste savoir si… s’il y a d’autre monde, là-bas… Es-tu tout seul ?
Une petite main se propulse vers l’avant et cinq ongles tranchants se plantent dans la joue de l’évadé. Dave pousse un cri et lâche son couteau. Il se redresse d’un bond en portant la main à sa joue meurtrie, pour aussitôt hurler avec encore plus de force. Le gamin, qui a saisi le couteau avec une vitesse stupéfiante, vient de le planter dans son mollet droit. Dave se met à tituber, puis, perdant l’équilibre, tombe à la renverse. L’enfant bat des mains en gazouillant de joie, le sourire tout à coup inquiétant.

Verdict :
Une personne m\’a conseillé ce roman lors d\’un challenge de lecture, je la remercie.
C\’est ma première tentative dans le monde de Patrick Senécal, un monde Trash, torturé et violent, à ne pas placer dans les mains du jeune public.

Non seulement l\’histoire est bien étrange et tordue comme j\’aime, de plus l\’horreur et la peur sont au rendez-vous dans un suspense haletant qui ne nous laisse pas une minute de répit ce qui fait que la lecture passe très vite, les personnages sont bon, ils ont tous un grain ce qui pimente le suspense.

Le scénario est glauque, on se retrouve dans une grande maison isolée ou le sous-sol (qui est énorme) va nous réserver pas mal de surprises, d\’angoisse qui monte avant de passer chaque porte ou chaque recoins de ce dédale horrifique., l\’auteur joue avec les peurs des personnages comme je l\’ai rarement vu dans un roman, c\’est très maîtrisé.

Pour ce qui est de l\’écriture on a ici un livre bien écrit et rythmé juste comme il faut et l\’on y ressent vraiment la patte Québécoise au vu des expressions et petits mots que l\’on retrouve tout du long mais qui ne sont pas gênant pour comprendre.

Il est très facile de s\’imaginer les différents personnages car ils sont singulier mais aussi les décors qui m\’ont fait penser à une ambiance de jeu de plateau à la donjons et dragons ou à la cluedo, à la limite de l\’ambiance jeu vidéo du style Silent Hill.

Si vous aimez le frisson n\’hésitez pas, personnellement j\’ai passé un bon moment.

 Ma note 8/10
⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ ⭐ ◽️◽️

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