Extinction game – Gary Gibson




Titre : Extinction game
Auteur : Gary Gibson
Genre : Science-fiction, suspense, polar, post-apocalyptique
Édition : L\’Atalante éditions, collection La dentelle du cygne, juin 2016
Format : Broché, grand format, 384 pages
Divers : Traduit par : Patrick Couton, Illustration de couverture : Raphaël Defossez

Description de l\’éditeur :
Dans un univers de mondes parallèles à l’infini, la vie est une denrée fragile et l’humanité plus encore. Toutes les apocalypses sont possibles. Entre l’hiver volcanique, l’astéroïde dévastateur et l’épidémie ultime, qu’elle soit d’origine naturelle ou délibérément provoquée, le choix est sans limites.
Telle que racontée par lui-même, ce livre est l’aventure de Jerry Beche, le dernier homme d’une Terre ravagée où il sombrait dans la folie. Il est désormais un éclaireur des mondes éteints. Avec ses compagnons, tous survivants d’autres Terres agonisantes, il explore les
ruines des civilisations disparues pour le compte d’une mystérieuse « Autorité » qui les tient sous son joug.

Par quels moyens ? Dans quel but ? Les éclaireurs l’ignorent. Mais ils cachent eux aussi à Jerry des vérités insupportables. Et des accidents inexplicables ne viennent-ils pas gangrener leurs missions ? Le voile devra se lever s’il faut continuer de vivre.

Extrait 1 :
Dans toute autre circonstance, je reconnais, pareil projet aurait paru terriblement morbide. Mais j’étais seul dans un monde dépourvu de vie humaine. Je craignais de me retrouver trop vieux ou trop malade, ou si faible que je ne pourrais plus prendre la décision d’en finir avec la vie comme je le voulais. La seule certitude qui me restait, c’était que je sortirais ce pistolet de son tiroir et rejoindrais mon espèce éteinte. Je me collerais le canon dans la bouche, contre le palais, incliné de telle façon que la balle me ressorte carrément par la calotte crânienne. J’ai fait des cauchemars, voyez-vous, dans lesquels je ratais mon coup. Je rêvais que je m’arrachais la moitié de la figure, puis que je me réveillais dans une mare de sang et d’éclats d’os, toujours en vie.

Extrait 2 :
Je tournai le regard vers l’entrée en entendant la stridence d’un effet Larsen suivi d’un murmure de voix. Quelqu’un mit de la musique, et je devinai que le spectacle était enfin terminé.
« Je crois qu’ils sont arrivés au bout », dis-je. Je me tapotai les poches comme si je cherchais un portefeuille, puis je relevai les yeux sur Chloé d’un air contrit. « Je te paierais bien un verre, mais je suis un peu à court en ce moment. »
Elle eut un sourire hésitant, et je m’aperçus qu’elle avait les joues mouillées de larmes.
« Écoute, dis-je prudemment, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai la bizarre impression qu’on a dû partir du mauvais pied. Alors, si je peux faire quelque chose pour… »
Ses bras m’enlacèrent soudain, elle m’obligea à baisser la tête, et ses lèvres se pressèrent contre les miennes.
Mes narines s’emplirent de son parfum ; le contact de sa peau m’affola les sens à m’en faire tourner la tête.

Extrait 3 :
Si tu lis ça, commençait-il, c’est qu’il m’est arrivé quelque chose.
Tu sais qu’un certain nombre de pépins se sont succédé dernièrement, sans parler de Mort Bramnik et d’autres qui ont failli se faire tuer quand une mission a mal tourné. Juste après, Bramnik lui-même est venu me voir sans en parler à personne pour me proposer d’examiner de plus près tous ces incidents à répétition.
« Pourquoi moi ? » j’ai demandé, et il a répondu que j’étais l’éclaireur auquel il faisait le plus confiance.
J’avoue que je me suis méfié, surtout quand il a précisé qu’il voulait que j’agisse dans le plus grand secret. À l’en croire, ce qui lui est arrivé sur le monde qu’il visitait n’avait rien d’un accident, il en était sûr.

Je relevai les yeux sur Rozalia. « Tu m’as raconté comment l’autre Jerry était mort, dis-je. Mais qu’est-ce qui s’est passé exactement durant l’expédition dont faisait partie Bramnik ? »
Elle frissonna. « Franchement, j’ai essayé autant que possible d’oublier ça.
— C’était si terrible ?
— Ils étaient pourchassés par des loups-garous », dit Chloé.
Rozalia se retourna. « Trouve un autre mot que celui-là, dit-elle.
— Ben, j’ai vu la vidéo que le drone a prise de la mission en question, répliqua Chloé, et c’est à ça qu’ils ressemblaient, pour moi.
— C’était quoi, alors ? demandai-je à Rozalia.
— Des mutants créés de toutes pièces qui s’étaient fait la malle du labo d’une base militaire.

Verdict :
Voilà mon gros coup de cœur de cette rentrée (sorti au début de l\’été je l\’ai depuis mi juillet car c\’était un cadeau d\’anniversaire mais je l\’ai lu que ces derniers jours).
Édité dans la collection \ »La dentelle du cygne\ » chez L\’atalante (une collection que j\’affectionne particulièrement), je ne connaissais pas du tout l\’auteur et avait juste trouvé la couverture et le synopsis sympa.

Je me suis donc plongé dedans sans aprioris en m\’attendant à un bon post-apo classique. Il n\’en est rien, l\’histoire est bien plus profonde que cela et même si l\’apparence et le décor tendent sur l\’apocalypse, on est bien plus proche d\’une enquête dans un pur roman de science-fiction alliant complot et action que dans la survie pure et simple.

On évolue dans des univers parallèles tous proche voir très proche les uns des autres mais qui se multiplient à l\’infini.
Ces \ »multiverses\ » abritent chacun un seul survivant a l\’apocalypse qui s\’est déroulée différemment dans chaque réalités différentes, on peut avoir eu une guerre nucléaire sur une \ »Terre\ » alors que sur une autre ce sont des extra-terrestres ou une épidémie qui aura quasi éradiqué la population.

Une équipe de personnes vient récupérer sur les différentes \ »Terre\ » les seuls survivants pour en faire une équipe d\’éclaireurs basé sur un des mondes parallèle et cela au beau milieu du Pacifique sur l\’île de Pâques. Ils braveront tous les dangers pour mener à bien leurs différentes missions. Seulement ce n\’est pas si simple, un complot se dessine et nos éclaireurs vont essayer de découvrir la vérité.

Vous trouverez quelques références littéraires et visuelles du genre SF à Julia Verlanger mais aussi à Stargate par exemple.

Les personnages on beaucoup de caractère et de profondeur et sont bien étudier, on a ici un roman qui pour une fois est sans discrimination, en effet la mixité est de mise avec des asiatiques, des noirs, métisses, des gros des maigres, des petits et dès grand, des homos et des étéros, dès sympa et des insupportables.

Je vous passe pas mal de détails afin de ne pas spolier et vous laisser le suspense du pourquoi du comment ainsi que pas mal de belles surprises sur les personnages et vous invite à vous procurer ce roman de toute urgence pour peu que vous adhériez à la SF, même s\’il n\’est pas connu, il mériterait d\’être lu par un bien plus grand nombre de gens vu la qualité du scénario mais aussi des personnages et du reste.

Coup de cœur ❤️
 Ma note 9/10 (j\’aurais bien mis un 10 mais on trouve toujours mieux donc je préfère rester sur un gros 9)
⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️◽️

2 commentaires sur “Extinction game – Gary Gibson

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  1. Ca fait un moment que ce livre me fait de l'oeil dans la librairie où je vais (très) régulièrement… J'hésitais à mettre le prix Grand format et à attendre la version poche… Mais ta critique m'a fait tellement envie, voilà que tu m'as convaincue de le prendre en grand format ! J'ai plus envie d'attendre… Hâte de le lire celui-là !J'espère que mon portefeuille te remerciera ! ^^Bonne continuation j'aime beaucoup ton blogAurélie, 25 ans

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